Migrants : Rennes s’engage à n’expulser que les réfugiés noirs

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ILLE-ET-VILAINE. C’est un engagement à la hauteur de l’émotion suscitée par la fameuse photo de cet enfant syrien décédé. Le cliché, pris sur une plage turque, a fait le tour des médias ces derniers jours.

Mercredi, Jean-Luc Chenut, président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » vis-à-vis des réfugiés. En accord avec le gouvernement, l’élu instaurera un quota de migrants expulsés sur son territoire. « Désormais, seules 200 personnes maximum seront délogées tous les ans des emplacements et squats insalubres qu’elles occupent illégalement dans chaque commune bretillienne ».

« On ne peut plus rester sans rien faire, a surenchérit Frédéric Bourcier, adjoint rennais à la solidarité et à la cohésion sociale. Nous ne voulons plus jamais voir des photos comme celle-ci. La Ville a trouvé la solution, en s’engageant à ne plus expulser les enfants de migrants qui sont blancs, petits, et vêtus d’un t-shirt rouge » comme le jeune Syrien décédé.

Relogés à la fac Pasteur

La maire de Rennes, Nathalie Appéré, est allée encore plus loin lors d’une conférence de presse donnée jeudi. « Désormais, seuls les réfugiés noirs seront expulsés. Les agents de la Ville sont déjà à l’œuvre dans le campement de migrants du parc des Gayeulles, qui doit être évacué prochainement, pour vérifier qu’aucun réfugié blanc ne dort sur les pelouses municipales. Si c’est le cas, la Mairie s’engage à les loger dans ses bâtiments vacants ».

Les heureux élus recevront une carte officielle de « bon migrant » et pourront s’installer à la fac Pasteur, gigantesque bâtiment inutilisé depuis des années. Celui-ci deviendra un centre d’accueil de 2700 m². « C’est une grande tristesse que de devoir abandonner le projet culturel de la Mission Pasteur, qui devait y prendre place et que les Rennais attendaient depuis si longtemps. Mais on ne peut pas laisser des familles entières dormir dehors à l’approche de l’hiver ! »

Les autres communes de Rennes Métropole n’ont pas voulu être en reste. Le maire de Saint Jacques de la Lande, Emmanuel Couet, a d’ores et déjà annoncé que la fanfare municipale se réunirait tous les samedis devant le Centre de rétention de la ville. « Une manière d’apporter un peu de réconfort aux pauvres gens qui y sont logés », a expliqué l’édile. Les policiers qui les reconduiront à la frontière recevront par ailleurs une formation de clowns « pour divertir les enfants pendant le transfert ». Une preuve de plus de l’engagement particulier de la Bretagne au sein de la patrie des droits de l’Homme.

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